Les Pierres Dorées dans le Beaujolais

Le Pays des Pierres Dorées, au nord-ouest de Lyon, offre un paysage architectural unique, où chaque village semble baigné d’une douce lumière dorée. Cette teinte chaleureuse provient des calcaires à entroques de l’Aalénien, aussi appelés pierres dorées ou pierres de Couzon. Ces roches, riches en oxydes de fer, tirent leur nom de leurs reflets jaunes et orangés qui ensoleillent les murs, même sous ciel gris.

Composée de fragments de crinoïdes (entriques), cette pierre locale reflète la lumière grâce à ses facettes naturelles. Elle a été abondamment exploitée pendant des siècles, notamment pour la construction de maisons, de châteaux, d’églises et de murets. Avant 1914, les carrières de cette région alimentaient non seulement le Beaujolais et le Lyonnais, mais aussi la Suisse.

La région regroupe plus de quarante communes, bâties avec ce matériau typique. Chaque village possédait sa propre carrière, aujourd’hui souvent désaffectée, mais toujours visible dans le tissu urbain ou rural. À Theizé, une carrière a été rouverte en 2009, prolongeant cet héritage artisanal.

Parmi les villages emblématiques du Pays des Pierres Dorées :

Alix, Ambérieux-d’Azergues, Anse, Bagnols (et son château), Belmont-d’Azergues, Le Bois-d’Oingt, Le Breuil, Bully, Chamelet, Charnay, Châtillon, Chazay-d’Azergues, Chessy-les-Mines, Cogny, Denicé, Frontenas, Jarnioux, Lacenas, Lachassagne, Légny, Létra, Liergues, Lozanne, Lucenay, Marcy, Moiré, Montmelas-Saint-Sorlin (et son château médiéval), Morancé, Oingt (village médiéval classé), Pommiers, Pouilly-le-Monial, Rivolet, Saint-Cyr-le-Chatoux, Saint-Germain-sur-l’Arbresle, Saint-Jean-des-Vignes, Saint-Laurent-d’Oingt, Sainte-Paule, Saint-Romain-de-Popey, Saint-Vérand, Sarcey, Ternand, Theizé, Ville-sur-Jarnioux (avec le circuit des cadoles de Collonge).

Ce patrimoine minéral donne son caractère aux paysages du Beaujolais, en lien étroit avec la vigne, la terre, et l’homme qui l’habite.