Villes du Beaujolais : GLEIZE

Située dans le département du Rhône, au cœur de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la commune de Gleizé s’impose comme l’une des localités les plus dynamiques et attrayantes du pays Beaujolais. Rattachée à l’arrondissement de Villefranche-sur-Saône, et intégrée à la communauté d’agglomération Villefranche Beaujolais Saône, elle bénéficie d’un cadre de vie à la fois résidentiel, historique et tourné vers l’avenir. En 2022, sa population municipale s’élève à 7 824 habitants, appelés les Gleizéens, répartis sur un territoire de 10,46 km². Avec une densité de 748 habitants par km², Gleizé incarne une commune à taille humaine, bien ancrée dans un tissu urbain en pleine évolution.

Sur le plan géographique, Gleizé se situe à environ trente kilomètres au nord de Lyon, la métropole régionale. Elle est limitrophe de Villefranche-sur-Saône, ce qui en fait une commune périphérique particulièrement bien connectée à un centre urbain majeur. Elle s’insère dans l’unité urbaine de Lyon, ce qui lui confère un certain rayonnement dans le secteur nord de la région lyonnaise. Le relief de la commune est relativement doux, oscillant entre 181 et 292 mètres d’altitude, ce qui permet une urbanisation harmonieuse et un aménagement du territoire adapté tant aux besoins résidentiels qu’aux activités économiques et institutionnelles.

L’un des points forts de Gleizé réside dans sa desserte en transports en commun. La commune est en effet très bien reliée aux villes voisines et à l’ensemble du bassin caladois grâce au réseau Libellule. Plusieurs lignes traversent la ville ou y ont leur terminus, facilitant les déplacements des habitants vers les communes alentours. La ligne 3 dessert notamment le nord de la ville, où se trouvent l’hôpital de Villefranche-sur-Saône et le lycée Louis-Armand. La ligne 5, quant à elle, assure une liaison directe avec Villefranche et Limas. Les lignes scolaires 7 et 8, ainsi que la ligne 2 qui passe par l’extrême nord, complètent cette offre. Enfin, un service de transport à la demande vient renforcer l’accessibilité pour les zones moins bien desservies ou pour des besoins spécifiques.

D’un point de vue historique, Gleizé est une commune dont les racines remontent à l’Antiquité. Si la section consacrée à la préhistoire et à l’époque gallo-romaine reste encore peu documentée, les recherches attestent cependant de la présence de domaines et d’activités dès cette période. C’est véritablement au Moyen Âge que Gleizé prend de l’importance, en tant que terre des sires de Beaujeu. Des quartiers de la commune remontent à cette époque, marquée par une prédominance de la forêt et par l’émergence progressive de zones cultivées. Dès le XIe siècle, plusieurs domaines agricoles et religieux s’établissent, et la structure villageoise commence à se dessiner.

Au XVe siècle, des moines bénédictins organisent la vie du village autour d’une église primitive, alors située dans la vallée du Morgon. Cette implantation religieuse joue un rôle structurant dans le développement de la commune. C’est cependant au XIXe siècle que Gleizé va connaître sa transformation la plus marquante. En 1809, la commune de Chervinges est rattachée à Gleizé, élargissant considérablement son territoire. En 1822, la construction d’une nouvelle église dans le bourg actuel marque le début d’un véritable essor urbain. La mairie est construite au début du XXe siècle, affirmant un pouvoir communal en croissance. En parallèle, Gleizé perd une partie de son territoire au profit de Villefranche en 1853, mais en récupère une autre portion, issue de l’ancienne commune d’Ouilly.

L’industrialisation du XIXe siècle transforme également le visage de Gleizé. Le développement du textile est particulièrement marquant, avec l’apparition de blanchisseries, teintureries et filatures dans le quartier de Chervinges. L’élément emblématique de cette période reste le Grand Moulin Seigle, considéré à l’époque comme le plus grand moulin de France. Ce bâtiment, qui porte le nom de son propriétaire, est un témoignage impressionnant de la puissance industrielle locale. Il a contribué à l’attractivité économique de la commune et à la croissance de sa population.

Durant la seconde moitié du XXe siècle, Gleizé poursuit sa transformation. Alors que la commune reste encore partiellement agricole, l’urbanisation progresse à un rythme soutenu. Le quartier des Rousses voit l’implantation de nombreuses habitations collectives, remplaçant progressivement les parcelles agricoles. En l’espace de trente ans, la population triple, portée par cette nouvelle dynamique résidentielle. Parallèlement, la construction du centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, situé sur le territoire de Gleizé, renforce l’ancrage institutionnel et sanitaire de la commune dans le nord lyonnais.

Aujourd’hui, Gleizé se distingue par la qualité de ses infrastructures et de son cadre de vie. Le complexe sportif Saint-Roch, géré par la commune, propose une offre complète qui témoigne du dynamisme local : deux terrains de football, deux terrains de tennis, un gymnase polyvalent, un terrain de hockey sur patins, une salle d’escrime, un mur d’escalade, un dojo, ainsi qu’un parcours d’agility dog destiné aux passionnés d’éducation canine. Cet ensemble témoigne de l’attention portée au sport et au bien-être des habitants.

Le patrimoine culturel de Gleizé est également à souligner. Plusieurs monuments témoignent de son passé et de son attachement à l’histoire. La chapelle Saint-Roch, datant du XVIIe siècle, est un petit édifice religieux chargé de mémoire, encore utilisé aujourd’hui pour des cérémonies. Le château de Vaurenard, construit au XVIIIe siècle, abrite un parc magnifique ainsi qu’un mobilier d’époque et des tapisseries anciennes. C’est également dans ce château que mourut le baron de Richemont, personnage historique controversé qui prétendit être Louis XVII. Le château Montfleury et le château de Saint-Fonds viennent compléter cet ensemble patrimonial remarquable. La chapelle du cimetière constitue un autre lieu de recueillement et de souvenir pour les Gleizéens.

Sur le plan culturel, Gleizé ne manque pas de ressources. La bibliothèque municipale Jean-de-La-Fontaine est un espace vivant, régulièrement animé par des expositions, ateliers et événements autour du livre et de la lecture. Le théâtre municipal offre quant à lui une programmation variée, ouverte à toutes les générations. Ces deux lieux incarnent l’ambition culturelle de la commune, qui entend favoriser la création, l’expression artistique et l’accès à la culture pour tous.

Enfin, la gestion municipale actuelle est assurée par Ghislain de Longevialle, élu pour le mandat 2020-2026. Sous son impulsion, la ville continue d’investir dans les domaines essentiels que sont l’urbanisme durable, la transition écologique, l’éducation, la santé, et la qualité des services publics.

En conclusion, Gleizé est une commune qui allie harmonieusement histoire, patrimoine, dynamisme économique et qualité de vie. Elle représente un exemple typique de ces villes du Beaujolais qui, tout en conservant leur identité profonde, ont su s’adapter aux mutations du temps présent. Sa situation géographique stratégique, son cadre de vie agréable, la richesse de son patrimoine et la diversité de son offre culturelle et sportive font de Gleizé une commune attrayante, où il fait bon vivre, s’installer et se projeter vers l’avenir.